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Anne Turlais – Démarche Artistique

J’ai créé mon premier tableau à 14 ans

pour l’offrir à mon grand-père mourant. Ce fût le point de départ de mon parcours créatif : en donnant, il m’a été donné.

Cette tableau fut ma première et unique peinture figurative : le pigeonnier de la ferme de mes parents. Cet acte fondateur m’a fait rencontrer le langage de la couleur avec lequel j’ai retranscrit la perspective du sujet. Cela m’est apparu naturel, simple, joyeux, et intense.

La première question que je me suis alors très vite posée dans l’acte de création, était liée à ce que j’allais peindre. La réponse fût immédiate. Attirée dès mon plus jeune âge par l’invisible et la place importante qu’il occupait déjà dans ma vie, j’allais peindre ce qui ne se voit pas mais qui existe fortement, en nous et autour de nous.

Front View of the Galerie Artwave, based in the south of France, in Cabrerets Pech Merle which exhibits all the artworks of Anne Turlais
Portrait of Anne Turlais young

Depuis, trois axes déterminent ma ligne créative :

Lumière, Espace, Ouverture.

Une particularité de mon parcours est que je n’ai été en contact avec d’autres expressions artistiques que tardivement dans ma carrière. J’ai en effet longtemps vécu dans un environnement isolé mais entourée par la nature qui a été et demeure ma source, mon maître.

J’ai ainsi mené mes recherches pictural, de matière et de sens pendant les 14 premières années, sans aucune influence directe.

Ma première rencontre artistique a été quand j’ai découvert l’œuvre de Turner, à 17 ans, lors d’un bref séjour à Londres.

Après ma première exposition personnelle à l’âge de 28 ans, “Il faut laisser le temps au temps” à Figeac, et ma première vente lors d’une exposition organisée à l’église de Saint-Cirq Lapopie, j’ai décidé de me former à la la gravure en taille-douce.

J’ai appris ce métier pointu dans l’atelier de Tanguy Garric où j’ai été mise en contact avec des expressions diverses et contemporaines d’artistes tels que Ernest Pignon-Ernest, Pincemin, Dawan, Texier, Garouste, Grosborne, Morellet…

C’est aussi au début de mon séjour à Paris, qui ne devait initialement durer qu’un an, que j’ai découvert l’œuvre de Joseph Sima et mon apparent « lien » avec ce peintre.

Après avoir installé mes premiers ateliers de gravure et de peinture à Montreuil et Paris de 1998 à 2001, j’ai poursuivi ma carrière de peintre en m’installant à la naissance de mon fils à Saint-Cirq Lapopie de 2001 à 2017, ainsi que, depuis 2009, à Cabrerets, petite agglomération située au pied de la célèbre grotte du Pech-Merle ornée de fresques préhistoriques.

Il me plaît de voir une certaine affinité, sinon une résonance, entre la technique du doigt utilisée par les auteurs de ces fresques, la technique de la gravure, et celle que j’ai découverte de manière inattendue fin 2014, lorsque j’ai commencé à peindre sur iPad Pro.

J'ai tout de suite été conquise par cet outil numérique créatif avec lequel j'ai retrouvé mes premiers gestes de peintre lorsque je déposais les pigments mélangés à l'huile avec mes doigts sur les toiles que je montais sur bois.

J’ai été aussi fascinée par son potentiel, ce qui m’a très vite amenée à me lancer dans un projet de création d’une œuvre par jour, pendant 365 jours, sur tablette numérique. J’ai partagé quotidiennement par mail chacune de ces œuvres pendant un an avec 500 amateurs qui, pour mon plus grand bonheur, ont très bien accueilli cette nouvelle approche de l’art.

À travers ce projet, ma vision était de parvenir un jour à offrir une fenêtre de lumière en mettant à profit les écrans existant dans les lieux où l’art a du mal à pénétrer (hôpitaux, prisons, maisons de retraite…) et où il pourrait néanmoins apporter réconfort et bien-être.

C’est ainsi que j’ai créé, fin 2017, la société Artwave dans le but de partager l’art avec le plus grand nombre au moyen des écrans présents dans notre environnement quotidien mais très souvent essentiellement utilisés pour la diffusion de chaînes d’informations ou de spots publicitaires.

La mission d’Artwave est ainsi de toucher et d’éduquer un public qui n’envisage pas, ou souvent n’ose tout simplement pas, pousser la porte de la galerie.

L’entrée de l’outil numérique dans mon mode de création est aujourd’hui la source d’une recherche permanente que je mène tout en continuant à réaliser des huiles sur toile et des gravures avec un égal plaisir, chaque pratique et outil s’enrichissant l’un de l’autre.

Picture illustrating Anne Turlais and her discovery with the iPad Pro
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